Québec · Point de vue d'exploitant
Hier et aujourd'hui : un propriétaire de garderie montréalais sur le réseau universel du Québec

Isaac Sachs dirige la Garderie Ganorly, une garderie subventionnée de l'avenue Van Horne à Montréal, et il a écrit The Universal Daycare System, un guide sur le fonctionnement du modèle québécois. Ingénieur et ancien enseignant au collégial en éducation à l'enfance, il a conçu et bâti des garderies et participé à des travaux de politique provinciale. Nous lui avons reposé quatre questions auxquelles il avait d'abord répondu dans une entrevue avec Preschools4All, pour voir comment son point de vue a évolué.
Le réseau universel est-il toujours le bon choix?
Aujourd'hui
« Oui. L'immigration continue d'augmenter, et les nouveaux arrivants viennent de plus en plus en groupes. Il nous faut une façon systématique de les accueillir dans la vie canadienne locale, et le moyen le plus efficace, le plus paisible et le moins conflictuel, c'est de passer par les enfants et les élèves. »
Quelles sont ses plus grandes faiblesses aujourd'hui?
Aujourd'hui
« Les listes d'attente doivent être justes, équitables et gérées localement, et les garderies subventionnées doivent se développer efficacement. Il y a aussi un déséquilibre. Le gouvernement n'a aucun pouvoir sur les parents : s'ils ne collaborent pas à l'inscription, en ne se présentant pas ou en ne respectant pas les règles, il ne peut pas les pénaliser. Mais il peut toujours pénaliser une garderie. C'est comme un arbitre devant deux équipes inégales. »
« C'est comme un arbitre devant deux équipes inégales. »
D'autres provinces peuvent-elles y arriver?
Aujourd'hui
« Oui. Toutes les provinces, et les Premières Nations, peuvent y arriver. Selon les économistes, quand le Québec a lancé son réseau, le rendement était de 1,49 $ pour chaque dollar dépensé. Les parents retournent au travail plus tôt et contribuent au lieu de recevoir de l'aide. La plupart des enfants commencent l'école sur un pied d'égalité, et le décrochage diminue. Les provinces qui n'en ont pas les moyens au départ seraient aidées par Ottawa, et les retombées financières seraient partagées en conséquence. »
Estimation de l'économiste Pierre Fortin pour les services de garde à contribution réduite du Québec, surtout grâce aux impôts payés par les parents retournés au travail.
Au total, c'est le 1,49 $ que cite Isaac : environ 1,05 $ pour le gouvernement du Québec et 0,44 $ pour le gouvernement fédéral, pour chaque dollar public. Source: childcarecanada.org
Comment le gouvernement s'assure-t-il que les enfants reçoivent de bons soins?
Aujourd'hui
« Des inspections régulières, surtout au renouvellement du permis et chaque fois qu'une plainte est déposée. Et le gouvernement approuve et surveille toutes les dépenses : répartition détaillée des dépenses et ratios, vérifiés chaque année par des comptables professionnels agréés reconnus par le ministère responsable des garderies dans chaque province. »
Prochainement avec Isaac Sachs
- Les listes d'attente
- Les enfants ayant des besoins particuliers
- Les familles prestataires de l'aide sociale
Pour aller plus loin
« Hier » résume les réponses d'Isaac Sachs dans son entrevue précédente avec Preschools4All. Les réponses « Aujourd'hui » ont été données à MapleCub en octobre 2026, en anglais, puis traduites et légèrement abrégées. Les opinions exprimées sont les siennes.